Histoire
TADJOURA est une ville historique, un port et un centre commercial, un centre culturel et religieux, un sultant souverain.
En effet la première ville connue par les voyageurs arabes. Le nom Afar de la ville de Tadjoura est Tagorri (de tagor ou togor, pluriel de tagra « outre à puiser » tagor-li (au singulier) tagorri (au pluriel) « qui a des outres à puiser » (ville abondante en eau). Ce qui a donné en Arabe, Tagurra.
La reconnaissance du golfe de Tadjoura, et plus encore de la ville, est très ancienne. Tagorri est une entité historique, une des plus anciennes de la corne de l’Afrique. La ville se trouve pour la première fois aussi sur celle de la carte du géographe andalous al-Biruni (973-1048). La deuxième mention de Tagurra figure sur la carte d’al-Idrisi en 1154.
Le sultanat de Tadjoura a d’abord été un état souverain avec ses ambassadeurs (wakiil) dans les pays Arabes mais aussi dans les principales villes commerçantes de la région comme la ville de Baté. C’est un natif d’Ambabo qui fut Pacha de Zeyla au XIXème siècle.
Tadjoura a été un centre de construction navale, où les bateaux (Doynik) était construit minutieusement, mais aussi un port commercial, interface entre les haut plateau éthiopien, et l’intérieur de la corne de l’Afrique, et les restes du monde. On estime que plus de 400 bateaux et navires emmenaient des marchandises et en exportaient autant tant vers le proche et moyen Orient que vers l’europe et les Amériques.
Elle a été et reste un centre culturel et religieux. En effet la première mosquée de Tadjoura la mosquée Houmed a été construite au Xème siècle. Cette mosquée aujourd’hui détruite suite à une tentative de reconstruction, présentait un minaret et un intérieur avec une architecture persique. Ce joyau architectural fut aussi un centre de rencontre de tous les ulémas du monde entier. L’école coranique était professée dans tous les mosquées par des hommes de foi et des femmes dont les plus récentes furent Banoyta Fatuma, Kadiga. Jusqu’en 1927, et un centre d’enseignement s’y trouvait. Au XXème c’est la mosquée Ibrahim qui prendra le relais. Les étudiants et étudiantes issus de ces universités continuait leurs études soit au Caire soit à Sana ou au Liban.
Sources : Hummad Gaba
