Qui Sommes-nous ?
Genèse de l’Association : l’Association des femmes de Tadjourah (AFT), née au lendemain du trouble interne qu’a connu Djibouti entre 1991 à 94, s’impose avec succès dans le paysage de la société civile. Cette situation a ébranlé l’économie nationale déjà fragile par la conjoncture internationale défavorable entraînant une précarité et une marginalisation sans précédente d’où dysfonctionnement de l’économie: retards des salaires, croissance de la pauvreté, intention aux institutions de Brettons. Suite à cette situation dégradante que germa l’idée d’une création d’une association qui valoriserait le savoir des femmes de Tadjourah.
En effet, celles-ci fabriquaient des objets artisanaux destinés aux mariages, cadeaux de souvenir, besoins de ménages etc. mais jamais dans l’optique de gagne pain c'est-à-dire subvenir aux besoins de la famille. Le fonctionnement de l’économie au ralentie contraint nos femmes à valoriser les objets de prestige conservés dans les foyers.
A partir de ce constat négatif, un groupement associatif de quelques femmes artisanes inspiré de la fi’ma voit d’abord le jour en 1997 après tenues de plusieurs réflexions.
Ce groupement pionner de l’artisanat se transforme très vite en une véritable Association structurée et légalisée en 1999. Le nombre des membres accroît de jour en jour atteignant aujourd’hui 400 personnes.
Buts de l’association:
Son but consiste à la promotion de l’artisanat jusque là exercé comme activités de loisir, besoin familial ou/et prestige.
L’objectif principal étant la lutte contre la pauvreté, l’AFT lance dès sa légalisation un certain nombre de projets axé sur l’étude de faisabilité et équipements prioritaires. Ainsi, débute en premier lieu une étude d’offre non recensée jusque là, suivie d’un projet d’étude de marchés.
Vient ensuite, l’élaboration d’un projet d’un bâtiment de stockage des produits artisanaux et des réunions financé par les fonds canadien, premier donateur. La construction de ce local tombe à point puisque les artisanes, après avoir fini la conception de leurs produits, les rapportaient au magasin. Sur les objets vendus, l’Association prélevait un droit de 10% sur la valeur d’un article pour pouvoir régler ses dépenses d’entretien du local, charges en électricité, eau et salaires d’un gardien et vendeuse.
Depuis l’édification du local, l’association n’a pas ménagé ses efforts pour entreprendre de multiples activités diversifiées suivantes.
Afin de faire connaître les produits, l’AFT a entamé plusieurs expositions vente notamment au Sheraton Hôtel, Sémiramis, Aéroport etc.
Aussi AFT a participé à de nombreuses foires internationales en France, Dubaï, Japon, Afrique du Sud, Ethiopie et l’Erythrée.
Dans le cadre de renforcement du circuit de commercialisation, l’AFT crée, grâce à l’appui du Bureau de Réhabilitation, un site Web, où seront exposés les produits artisanaux. Les clients font des commandes et effectuent la vente par internet.
Dans le même souci, une boutique, centre d’artisanat fut ouverte à Djibouti ville pour se rapprocher davantage de la clientèle étrangère.
En vue d’accompagner la politique du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté, des formations de couture, de la broderie, alphabétisation et autres actions entreprenantes (activités génératrices de revenus) furent réalisés.
Dans le domaine de la santé, des actions de sensibilisation contre les VIH/Sida et MGF furent exécutées.
En perspective, l’association envisage de diversifier davantage ses partenaires s’approchant encore plus de la clientèle. Ainsi elle veut démontrer que l’artisanat est à la fois instrument économique, une réalité culturelle et un processus social.
En conclusion, l’AFT a réalisé des activités nobles pour l’amélioration des conditions de vie des habitants de la région de Tadjourah. Elle compte aujourd’hui réactualiser ses actions en procédant à la mise à jour de son site Internet dans le but d’accrocher la clientèle et y effectuer la vente des produits améliorés, conçus au norme international.
Suite à la politique d’encouragement manifesté par l’Etat dans la lutte contre la pauvreté, nos artisanes doivent mettre en pratique leur savoir faire et d’en faire une œuvre afin de pouvoir exercer un métier à revenu permanent.
